Des poneys, une vache africaine, des dromadaires et des chameaux sont actuellement parqués dans un pré boueux, en bordure d’une route limitée à 70 km/h. Exposés au bruit, à la circulation et aux intempéries, ils passent leur vie enfermés et trimballés de ville en ville bien loin des besoins biologiques et comportementaux propres à leur espèce.
Les animaux sont des êtres sensibles : en 2026, peut-on encore accepter que des animaux sauvages ou domestiques soient exhibés dans des spectacles itinérants, confinés dans des enclos temporaires et transportés en permanence ?

Des pratiques publicitaires contestables
À cela s’ajoutent des méthodes de communication problématiques : affichage sur des panneaux de signalisation ou de télécommunication (pourtant interdits à la publicité) et promotion sonore via un véhicule équipé d’un haut-parleur.
La loi encadre strictement ces pratiques. Pourtant, année après année, les mêmes méthodes sont utilisées.

Que fait la mairie ?
Depuis plusieurs années, nous écrivons à la mairie de Barby pour demander qu’aucune autorisation d’occupation du domaine public ne soit accordée aux cirques avec animaux. Notre demande est simple : ne plus cautionner ces spectacles d’un autre âge sur le territoire communal.
À ce jour, nous n’avons obtenu aucune réponse satisfaisante.
Face à ce silence, nous avons décidé d’agir directement auprès des habitants. Cette année, nous avons distribué des tracts dans les boîtes aux lettres de Barby afin d’informer la population sur la réalité des conditions de vie des animaux dans les cirques.
Nous sommes convaincus que les citoyens ont le droit de savoir.
À l’approche des élections municipales, il est essentiel que la question animale fasse partie du débat local. Les communes ont un rôle à jouer. Elles peuvent choisir de ne plus accueillir de cirques avec animaux sur leur territoire.



