Accusés d’occasionner des dégâts en particulier dans le secteur de la Balme (château de Caramagne), une dizaine de sangliers sont dans le viseur des autorités. Un arrêté préfectoral a autorisé le lieutenant de louveterie à les éliminer. L’AJAS, contactée par des riverains choqués de la mesure, dénonce cette décision brutale et disproportionnée qui ne résout en rien la situation de la cohabitation avec ces animaux sur le long terme. L’association entend mettre en avant d’autres alternatives à la solution létale. 

D’autres solutions sont possibles

L’AJAS dénonce le fait que la seule solution envisagée pour limiter les dégâts occasionnés par quelques animaux soit de leur tirer dessus et met en avant des alternatives pacifiques et plus durables dans le temps : 

  • cesser de nourrir les sangliers. L’arrêté préfectoral autorise le lieutenant de louveterie à agrainer les sangliers pour mieux les piéger et les tuer. Or distribution de grains favorise la reproduction des sangliers : au lieu de les attirer  loin de la ville cette distribution de maïs favorise leur implantation  ;
  • protéger les terrains sensibles et les cultures avec des clôtures ;
  • dans les cas où un endroit précis est clairement identifié comme présentant des risques de collisions avec les usagers de la route : mettre en place un dispositif de capture/stérilisation/relâche des animaux à plusieurs kilomètres.

Pour l’AJAS il est urgent de repenser notre rapport aux animaux pour pouvoir cohabiter durablement et pacifiquement avec eux

La Savoie est un département attractif mais l’urbanisation galopante grignote l’habitat naturel des animaux qui, par opportunisme ou par contrainte, se retrouvent à cohabiter sur les mêmes espaces que l’humain, ce qui peut occasionner des conflits d’usage. La situation dans les Hauts-de-Chambéry est donc amenée à se reproduire et la solution n’est pas – et ne peut pas être – de tuer systématiquement les animaux. 

C’est toujours la même chose : pour quelques trous dans un terrain, on sort tout de suite le fusil ! Il est urgent de repenser notre rapport à la nature et de cesser de s’arroger le droit de disposer de leur vie en les éliminant au premier prétexte : nous sommes aussi chez eux !